Stressé/e, vous ? Comment devenir stressé/e ou pas ? 3 questions à vous poser pour dépasser le stress

Retards au retour des vacances – Partie 1
31 mars 2017

Le stress est une bonne chose !!! Si, si, vraiment ! La réaction de stress est avant tout un système d’alerte de notre organisme devant l’imminence d’une situation présentant un danger potentiel. Ne vaut-il pas mieux avoir un bon système d’alerte quand il y a risque ? Ne préférez-vous pas avoir une alerte si quelque chose commence à déraper dans vos affaires ?

Stressé/e, vous ? Face à une réaction d’alarme, inutile de se stresser outre mesure, par contre il est utile d’avoir une réaction adéquate. Ca se réfléchit ! Le stress nous alarme pour que nous nous adaptions à un changement probablement nécessaire.

En fait il peut aussi nous arriver de considérer comme danger des choses qui ne sont pas dangereuses ; notre imagination peut nous jouer des tours.

Constat fréquent. En face d’une même situation, certains la considéreront comme paniquante alors que d’autres la considéreront comme géniale. Tout est relatif.

La réaction d’alarme est parfois trop discrète, parfois trop importante, et parfois juste correcte.

Faites une analyse de vos réactions et examinez les réglages à faire dans votre propre intérêt. Si vous sursautez quand il y a un petit bruit plutôt ordinaire, ou si vous partez du principe que tel collègue ou même un proche ne voit que du négatif en vous, vous vous rendez bien compte que la réaction est sans doute exagérée et vous cause des misères. A l’inverse, si vous ne vous rendez pas compte d’un danger dans votre entreprise, si vous n’êtes pas alarmé par la réaction de blocage d’un employé précieux qui risquerait de démissionner, votre niveau d’alarme est insuffisamment haut, vous ne vous rendez même pas compte de ce qui va arriver ! Nous nous sommes tous habitués à passer dans les scanners de sécurité lorsque nous arrivons dans des lieux contrôlés (aéroports par exemple), et nous pouvons constater que certains portiques de sécurité sont trop sensibles alors que d’autres ne le sont pas assez. Il en va de même pour notre système interne d’alerte, il faut trouver la juste sensibilité ; c’est un travail à faire sur soi et avec soi.

Partons maintenant du principe que vous avez fait les bons réglages de votre système interne d’alerte ; vous avez détecté un danger par une réaction physiologique, une crainte, une pensée, une crispation, une difficulté à respirer, le ventre qui se serre… Danger détecté !

Face à l’alerte, les trois questions à prendre en compte :

  1. Qu’est-ce qui m’a alerté ?
  2. Qu’est-ce qui est vraiment menacé en moi ou dans mon intégrité ?
  3. Comment puis-je traiter la situation ?

Qu’est-ce qui m’a alerté ?

  1. Il peut y avoir un réel danger physique. Exemple : je traverse une route tout en faisant un appel téléphonique, et je vois très tardivement un véhicule arrivant rapidement dans ma direction.
  2. Il peut y avoir un réel danger relationnel. Exemple : au cours d’une réunion, une personne m’agresse verbalement ou démonte mes arguments en face des autres.
  3. Il peut y avoir un danger émotionnel. Exemple : une personne me fait un commentaire critique sur ma tenue vestimentaire ou sur un de mes comportements.
  4. Il peut y avoir un danger d’image. Exemple : un de mes comportements ou une de mes actions est mal interprété par un client ou par un collègue ou par un proche ; il va me prendre pour quelqu’un qui agit à l’inverse de valeurs qui font mon identité.
  5. Il peut y avoir un danger imaginaire. Exemple : une personne a fait ou n’a pas fait une action, et j’estime qu’elle le fait exprès parce qu’elle m’en veut.
  6. Il peut y avoir un danger de surcharge de travail et de mise en échec professionnel. Exemple : je constate que j’ai une longue liste d’emails à traiter, ou une grande pile de travaux en retard, et que je n’ai pas le temps.
  7. Il peut y avoir un danger potentiel futur. Exemple : je constate que j’ai beaucoup de travail et que je vais rester tardivement pour le terminer ou que je vais devoir le prendre à la maison ; mon temps de sommeil pourrait en être affecté, ou la réaction de ma famille risque d’être redoutable !

Qu’est-ce qui est vraiment menacé en moi ou dans mon intégrité ?

  1. A chaque alerte, estimez clairement en premier lieu ce que vous pourriez perdre. Un facteur de stress important est lié à la peur de perdre quelque chose auquel on tient. Que pourrais-je perdre ? mon intégrité physique (je pourrais mourir, ou être blessé, ou me faire mal…), mon intégrité émotionnelle (je peux être blessé psychologiquement), mon honneur, ma crédibilité, mon image, mon argent, ma situation professionnelle, un objet auquel je tiens, une relation à laquelle je tiens, un privilège, une habitude, un lieu auquel je suis attaché, du temps, de la tranquillité d’esprit, etc.
  2. La partie de nous qui cherche à nous protéger est souvent assez douée pour trouver « des embrouilles » même quand il n’y en a pas. Il faut cependant savoir écouter cette partie de nous qui nous met en alerte, car il y a certainement quelque chose à faire pour calmer le jeu et retrouver votre paix intérieure. Reconnaissez la menace.
  3. Après avoir écouté votre système d’alerte, activez une autre partie en vous, celle qui sait reconnaître des opportunités dans les menaces. Prenez le temps d’examiner en quoi cette situation pourrait être une opportunité et vous faire gagner quelque chose (une perspective nouvelle, un changement intéressant, une expérience à vivre, un défi à relever, une chance de vous montrer sous un jour nouveau, une réussite qui se profile…). Reconnaissez l’opportunité.

Comment puis-je traiter la situation ?

Maintenant que vous avez analysé menaces et opportunités, vous allez pouvoir examiner vos ressources pour traiter la situation et faire face au « danger perçu ou imaginé ».

On peut imaginer 4 types de réaction face à un danger :

  1. La fuite : s’éloigner de la source du danger pour l’éviter (c’est se mettre à l’abri, et parfois c’est bien la première solution la plus sage, quitte à passer à une seconde réaction ensuite).
  2. La paralysie : être sidéré par la situation dangereuse, à tel point que la personne est paniquée, paralysée, parfois tétanisée (c’est perdre tous ses moyens ; ce n’est franchement pas une bonne solution, mais c’est une réaction involontaire).
  3. Le déni : faire comme si de rien n’était, faire comme s’il n’y avait pas de danger ou comme si ce n’était rien (c’est une réaction très immature, parfois consciente, mais le plus souvent inconsciente).
  4. L’affrontement : avoir une rapide estimation de ses ressources pour donner une réponse adaptée, c’est soit avoir entraîné des modes réflexe de défense ou de protection, soit réfléchir vite pour adopter la meilleure stratégie consciente et faire le bon plan d’action…

En gérant bien ces 3 questions au quotidien en face des situations déclenchant l’alarme STRESS, vous saurez utiliser le signal d’alarme, sans devenir stressé/e !

Et encore…

Un mot sur les ruminants stressés stressants

Qui sont-ils ces ruminants ? ceux qui ruminent leurs émotions négatives ou leur anxiété face à une situation perçue comme dangereuse. Ils pensent beaucoup à cela. Ils peuvent en parler beaucoup aux autres, se plaindre, et chercher à faire des adeptes qui verront comme eux ce danger. Ils y passent beaucoup d’énergie et de temps. Parfois ils se gâchent le sommeil et même la santé, ils gâchent aussi le climat de leur équipe et celui de leur famille… Les ruminants se dégradent en général dans leur santé physique et sociale, dans leurs capacités professionnelles, ils dégradent le plaisir des autres à collaborer avec eux….

Un peu de « rumination créative » aide à se faire comprendre et à se comprendre soi-même, à évacuer la pression ; ça fait évidemment du bien. Mais rester trop longtemps dans cette attitude de ruminant ne fait que des dégâts internes et externes. La rumination longue durée est donc à proscrire.

Et certains de ces ruminants stressés sont très stressants pour leur entourage, à tel point que certains cherchent à les éviter pour se protéger. Si ces stressé stressants ont une position de pouvoir hiérarchique, ils deviennent réellement toxiques. Grand danger pour ceux qui sont en situation de dépendance !

Vous ne savez plus comment faire avec vos « ruminants au long cours », appelez-nous. Nous vous aiderons volontiers.

Un mot sur certains métiers à potentiel stressant 

Certains de vos métiers sont stressants, d’autres le sont moins. Parmi les facteurs de stress liés à certains métiers, on retrouve en particulier :

  • Les métiers qui s’exercent dans une interaction fréquente avec autrui avec une attente de résultats rapides
  • Les métiers de première ligne pour gérer des problèmes dont on n’est pas responsable
  • Les métiers exposés à un environnement hostile, ou simplement à des réactions déplaisantes et pressantes de clients, à des personnes qui ne savent pas dire merci…
  • Les métiers qui demandent des respects précis d’échéances
  • Les postes qui vivent des interruptions fréquentes alors que des tâches de concentration doivent être réalisées
  • Les métiers qui sont menacés parce qu’ils risquent de disparaître ou parce que la concurrence est forte
  • Pour certaines équipes, il y a des périodes très intenses avec de nombreux délais à tenir, de nombreux contrôles à faire, et une importante charge
  • Etc.

En conclusion

  • Comme nous pouvons le constater, il y a les menaces réelles et les menaces que l’on s’imagine ; il y a les menaces concrètes et les menaces que l’on se crée par son comportement ou ses propres décisions…
  • Il y a des contraintes qui -avec une bonne organisation- perdraient tout caractère menaçant. Il y a des stratégies d’entreprises ou individuelles qui font que ce qui est catastrophique pour certains représente de magnifiques opportunités pour d’autres.
  • Une personne mal organisée, anticipant peu, perdant ses documents va se stresser pour … rien ! Un minimum d’organisation lui permettrait de bien vivre son métier et son quotidien.
  • Reconnaissez-vous autour de vous des gens dont le bureau est un fouillis de piles de documents et d’objets inutiles ? des gens qu’il faut relancer de multiples fois si l’on veut obtenir une réponse ? des gens qui oublient ce qu’on leur demande ? des gens qui n’anticipent pas ? des gens qui se noient dans un verre d’eau ? des gens qui font tout un plat de tâches très ordinaires ? des gens qui préfèrent ne pas voir les retards qui s’accumulent ? de gens qui râlent trop souvent ? etc. Vous aurez deviné bien sûr que ce n’est pas forcément le travail qui est stressant, mais c’est la manière de gérer son travail qui génère le stress.

Vous avez des gens mal organisés, ou ne travaillant que sous pression en mode réactif… Vous ne savez comment faire avec eux, appelez-nous, nous avons des solutions puissantes pour vous aider.

VOUDRIEZ-VOUS VOUS TESTER ?

Je tiens à votre disposition une échelle d’impact des événements de la vie qui présentent un risque pour votre bien-être et votre santé, ce document peut vous être précieux pour vous auto-évaluer.

Découvrez une liste d’événements de vos vies qui ont un impact sur votre stress et votre santé.

Amusez-vous à mieux vous connaître ou à mieux comprendre ce que vivent collègues, collaborateurs, proches… Pourquoi ? surtout pour être plus fort face aux situations stressantes que vous rencontrez inévitablement dans vos vies professionnelles et personnelles.

Vous trouverez aussi quelques conseils.

Je vous enverrai avec plaisir ce document (gratuit« PEP: Echelle d’impact des événements à risque dans la vie » pour mieux comprendre et gérer votre vie. Envoyez-moi un mail en mettant le nom du document en objet (à Bruno.Savoyat@PEPw.fr), je vous ferai parvenir ce document.

Bruno Savoyat, PEP worldwide Suisse et France